JdR & Handicap : Yipee c'est la reprise !

JdR & Handicap : Yipee c’est la reprise !

Ami(es) Rôliste(s), quelle joie de vous donner des nouvelles !

Voilà qui signe donc le retour de mes petits articles sur ce blog après une longue absence. Et j’aimerai pouvoir vous dire qu’il s’en est passé des choses pour nos aventuriers d’Abrakarembar, mais en fait, ben non…

Oh, bien sûr, ils ont poursuivi leur fuite en avant en quête de trésors faciles et de combats gagnés d’avance, bien sûr ils ont filé chacun de son côté se fourrer dans ne sait quel funeste destin, bien sûr nous aurions pu poursuivre ainsi une épopée sans fin, mais non, mes joueurs en ont décidé autrement : ils voulaient changer de jeu, puis ils voulaient changer d’activité, puis ils ne voulaient plus rien du tout. Il faut dire que l’arrivée des beaux jours invitait plus à des activités extérieures qu’à se réunir autour d’une table dans une salle (Note pour moi-même : au printemps prochain, organiser des sessions en plein-air, au milieu des bois par exemple).

Puis, c’est la santé qui s’en est mêlé et l’animateur (votre serviteur) a dû prendre plusieurs mois pour retrouver un peu d’énergie. Sans doute avais-je croisé le vol nocturne d’un vampire assoiffé de sang… Bref. Toujours est-il que l’atelier « Jeux d’Interprétation » en est resté là où il était aux alentours de début mai.

Pour cette rentrée, je découvre un changement de direction et de politique, dans mon institution autant que chez mon partenaire qui me laissait libre usage de ses locaux. L’heure est donc à la rédaction de projets, aux demandes de budgets et d’autorisations, aux démarchages et négociations de tout poil. (On y croit !)

Voilà en tout cas, fort de cette expérience de l’an passée, comment je vois les choses et pourquoi :

1.     1.  Tout d’abord, renoncer à jouer dans la grande salle au milieu de tout le monde car cela déconcentre fortement mes joueurs et nuit à l’immersion. Utiliser une salle plus « calme ».

2.      2. Ensuite, laisser le choix aux jeunes que j’emmène de participer à cette activité ou à une autre proposée sur place, de façon à ce que s’ils viennent à moi, ce soit parfaitement libres et motivés.

3.     3.  Commencer à 13h30 au lieu de 14h pour gagner en visibilité et éviter que tous les jeunes ne soient déjà partis sur d’autres activités.

4.     4.  Refuser toute autre affectation, réunion ou demande expresse de ma hiérarchie sur ce créneau du mercredi après-midi ; être présent et rigoureusement ponctuel chaque mercredi hors vacances scolaires, toujours pour gagner en visibilité.

5.    5.  Varier les jeux ;  Varier les types de jeux : proposer jeux de rôles, jeux de plateau et jeux de société sur ce nouveau « Temps Jeu » ; proposer aux jeunes d’apporter et faire découvrir leurs propres jeux. Éviter l’effet lassitude.

6.      6. Constituer peu à peu, grâce à un budget annuel reconductible, une véritable ludothèque pour  l’institution. J’ai la chance que le père d’un jeune que nous accueillons vienne d’ouvrir il y a quelques semaines une boutique de jeux en tout genre dans la ville.

Voilà ! L’ambition est grande, l’envie dévorante, reste à débloquer tous les freins, actionner tous les leviers et convaincre tous les décideurs et payeurs.

J’ai cette année un groupe constitué différemment. Ce n’est pas un choix de ma part, mais l’expérience peut s’avérer intéressante : ils ont plus autonomes, moins marqués, et à première vue, il sera plus difficile aux non-habitués de les distingués des autres jeunes. Est-ce que cela favorisera l’inclusion ? A voir.

Par contre, étant plus autonomes, ils sont susceptibles d’être régulièrement partis en stage, formation, voir rapidement embauchés ou réorientés, ce qui pour moi implique de ne faire que du One Shot et d’éviter les scénarii au long court, quant-aux campagnes, on peut oublier !

Comme vous le voyez, beaucoup d’inconnu, d’incertitudes encore, mais la motivation est bien là, et jusqu’ici, l’énergie semble plutôt bonne.

 

Pourvu que ça dure !