Kinayla/ May 30, 2018/ Conventions, Jeu de Rôle/ 3 comments

Pour ceux qui l’aurait raté, j’étais de passage à Ludicité le weekend dernier : une convention parisienne bien sympathique, mais aussi très atypique…

 

Dans la liste des conventions mythiques, je nomme Ludi Cité, la convention des squats en tout genre et qui bouge chaque année. Elle est organisée par la MAD (Mare au Diable), une association qui a aussi le loisir d’organiser annuellement la Zombie Walk.

 

Petite chronologie des éditions et lieux

 

J’ai découvert cette chouette convention le lendemain de mon 23 ème anniversaire en 2013 (il y a donc 5 ans), dans un squat parisien du 19ème ou Opale avait quelques tables de JDR à faire tourner.  J’y retourne assez régulièrement depuis :

  • En 2016, la convention avait fusionné exceptionnellement avec un autre Festival et avait pris le doux nom de LudiPunk’Fest dans le squat “Les Jardins d’Alice” à Montreuil.
  • Alors qu’en 2017, l’évènement avait pris lieu dans l’ancien Pôle Emploi International de Bastille, un lieu assez sympa mais qui réduisait beaucoup l’espace que l’on avait connu en 2016.

L’édition 2018 a donc marquée un retour dans mon arrondissement préféré (où je vis d’ailleurs) : le 19ème !

J’avais eu la chance d’être invitée à une après-midi jeux par des membres de la MAD il y a quelques mois et avait donc découvert sans le savoir, le prochain lieu de la convention : La Gare Experimentale, près de Porte des Lilas.

Un chouette coin de verdure et de béton, géré par un collectif tout au long de l’année. Ce lieu est un espace d’expérimentation artistique, salle de spectacle, galerie d’exposition, hébergement pour créateurs fauchés, café associatif et lieu de vie du quartier.

 

Les espaces Jeu de Rôle

 

Apparemment cette année, Opale n’a pas envoyé de MJs comme le veut la bonne tradition, un regret un peu contré par le fait que le lieu est bien plus petit que tout les éditions précédentes.

A ma grande surprise, les organisateurs n’avaient pas eu le mot concernant mon départ du CA d’Opale Rôliste et me croyait encore investie dans les affaires de l’association. Un des énormes problèmes  qui peut se poser au niveau associatif d’ailleurs.

Heureusement, l’un des orgas m’a contacté mi Avril pour savoir si je serais présente, car j’avais une grande fan : Garance, que j’avais eu à ma table l’année dernière.

Comme d’habitude, on a retrouvé Johan Scipion, auteur de Sombre, qui n’a pas hésité une seconde à alpaguer du monde dans l’espoir de leur faire découvrir une démo de son jeu (vous pouvez lire son compte-rendu par ici).

Il y avait également Projet R, une association de loi 1901 qui s’est monté il y a quelques années avec des anciens d’Opale qui voulaient pousser plus loin les animations et qui ont très bien réussi dans ce projet. Ils sont souvent demandés pour des animations et prestations lors de conventions, couplés de tables Jeu de Rôle.

Johan et moi étions placés dans le bâtiment, dans une salle “sans chaussures” car le Jeu de Rôle a un format plus long que certains Jeu de Plateau. Sauf que les formats de Johan tournent autour des 45 minutes quand je prends 2heures pour chacune de mes parties environ.

Projets R avait été placé dans la cour à l’extérieur pour capter les visiteurs avec des tables ouvertes et il existait d’autres tables de JDR plus ou moins connu qui se sont montés dans le courant de l’après-midi, mais toujours en sous effectif des tables de JDP.

 

Les Rencontres et parties

 

A peine arrivée à la convention, j’attrape Boz pour connaitre l’emplacement de la table de Cats! la Mascarade et y poser une partie de mes affaires. Je redescends pour faire un petit tour des lieux et me prendre une bière (il fait soif avec le soleil), quand je rencontre Mathieu de la BAC (Boîte à chimère), puis Wilfrid, un rôliste rencontré à Montrouge.

Je discute avec ce dernier quelques minutes des projets de D1000 et D100 et mes “achievments”, au point qu’il réussit même à me faire rougir quand il me sort que j’ai beaucoup fait pour le jeu de rôle. C’est un sujet où je reste humble, car je ne me sens pas légitime face aux personnes qui ont fait bien plus que moi, et depuis plus longtemps, je suis loin d’avoir fait assez de choses ou quoi que ce soit qui puisse me distinguer si ce n’est mon blog.

Ni une, ni deux, je repère Pierre Rosenthal qui s’est encore téléporté dans une convention rôliste et lelui présente pour les laisser discuter du milieu du Jeu de Rôle et de son évolution. Je retrouve plus loin, mr Seb Lenoir, l’auteur de Télétrashlive.

Alors que nous commençons à discuter, Tankred, un ado que j’avais eu à ma table l’année dernière se pointe en quête de la prochaine partie de Cats, avec deux jeunes filles pas loin, qui tendent l’oreille tout en continuant le jeu de plateau qui vient de commencer.

Après 5 minutes de discussions sur le planning des parties et jeux, Seb convient avec Tankred d’essayer dans l’ordre : Zombie A-Social Club (jeu de cartes), Télétrashlive puis Cats.

Après avoir été salement battue par Seb à Zombie A-Social Club, arrivent Olivier (Tutu) et Janek (Erstam) mais aussi Marc (MeryAdHoc). On a le temps de faire un tour et de discuter brièvement mais ces derniers se posent à la table de Projets-R.

 

Ma partie a débuté sur les coups de 17h. Avec mes ados et enfants, je rejoins la salle “Dojo” qui m’a été assigné, ou Johan est déjà en partie. Dans le lot, 3 filles et un garçon (le petit frère de Tankred) parmi lesquels j’avais deux anciennes joueuses et deux nouveaux joueurs. D’un commun accord, nous avons repris le scénario de la ferme en lui ajoutant une vraie mission.

Que dire si ce n’est que joué avec des enfants est épuisant. J’avais eu la chance d’avoir la présence d’un adulte l’année passée mais là, mon groupe était trop disparate en age et en maturité pour pouvoir jouer correctement ensemble.

Je suppose que certains se reconnaîtront dans cette situation, mais les plus jeunes ont tendance à babiller 5-6 fois la même phrase, comme si vous n’aviez pas bien entendu la première fois le :“Moi mon chat, il s’appelle BouledePoil” alors que les jeunes de 8 ans et plus, ont tendance à mieux se concentrer et attendre la parole dans la résolution d’une scène ou d’une action.

Je ne sais pas si vous avez des astuces, mais je pense très fortement à aller ré-écouter la super conférence de Sanne Stivje sur comment “Adapter le JDR aux enfants“. Ceci dit, j’ai déjà pris la ferme résolution de placer les plus grands et les ados sur une même table sans adulte, et, de faire une table pour les plus jeunes avec au moins un adulte proche. Voire, de simplifier la fiche de perso pour les plus jeunes.

 

Après une partie d’environ 1h30, assez bruyante et fatigante, j’ai le temps de dire bonjour à Gabriel de la Ligue Ludique et son copain, qui sont venus jouer à la convention. Ils se sont mis à côté de ma table de Cats avec Marc, pour un jeu de rôle. Je sors prendre l’air (et ma 3ème ou 4ème bière) sur les coups de 19h et file directement m’acheter de quoi manger avec Mathieu que je retrouve.

Je tombe également sur l’espace échange de jeu ou je craque totalement sur les livres de RuneQuest, mais n’ayant rien à échanger de valeur ou dont je souhaite me débarrasser, je demande s’il n’y as pa moyen de trouver un prix d’achat avec la personne qui s’en déleste. Pour 30€, je suis repartie avec 3 livres et quelques magazines de Tatou. On se pose pour discuter, Marc nous rejoint quelques temps après et nous décidons tous les trois de tester un jeu de Rôle de Yakuza, crée lors du concours One Page, One couv de Tiramisù sur les Courants Alternatifs.

 

La création de perso et le système était assez simple et fun, la partie fluide et nous avons eu quelques belles scènes et rires. Un jeu vraiment sympa, mais la Boîte à Chimère est aussi connue pour son vivier d’auteurs qui viennent faire des playtest lors des soirées jeux. On enchaîne sur une deuxième partie de Zombie A-Social Club ou contre tout attente, je prends ma revanche sur Seb (on fera la finale après le Crowdfunding du jeu en Octobre prochain).

La partie dure tout de même un peu car nous avions commencé celle-ci sur les coups de 21h30, faisant reculer la partie avec Seb et Marc que j’avais promis à Tankred. A celle-ci se sont ajoutés contre toute attente, un ami et son petit-frère. Pour les occuper, je leur propose (honteusement) d’aller miauler auprès de Boz, à plusieurs reprises, avant qu’ils reviennent avec un biscuit. Comme quoi, il ne faut pas sous estimer le pouvoir du miaulement.

Photo : Boz

La partie démarre à 23h tapantes (voir photos ci-dessus, première table à gauche), sur le scénario de Tatie Danielle avec 3 garçons complètement surexcités, face à deux adultes un peu dépités. Seb a été d’une aide précieuse pour les mettre dans le scénario avec la description de son chat et des conseils avisés qu’on suivit certains joueurs.

ça s’est plutôt pas mal passé mais je regrette vraiment de ne pas avoir eu seulement Tankred avec deux adultes pour voir ce qu’aurait donné son jeu et qu’il s’épanouisse, sans être influencé par l’excitation des deux compères.

Néanmoins, j’avais choisi ce scénario car Marc voulait y jouer. Je pense qu’une deuxième partie s’imposera dans les mois prochains avec d’autres amis sur Paris.

 

Arrivé minuit et demi, nous débriefons un peu entre rôlistes expérimentés, discutons de nos vies et je décide d’abandonner Marc à la nocturne qui se profile pour lui, pour aller me reposer avant de prendre la mer à ma traditionnelle campagne de Pavillon Noir aux Caves Alliées le lendemain.

 

 

Bref ! Ludicité, c’est chouette et bruyant, mais je n’ai pas vu le temps passé cette année. J’avais généralement plus de temps pour discuter et tout s’est précipité d’un coup. A refaire, toujours et encore, mais l’année prochaine, je proposerais de l’aide pour le pôle JDR si Opale n’y va pas.

About Kinayla

Rôliste passionnée, toujours à la recherche d'informations pour aider à s'organiser et se faire plaisir, en association comme les pieds sous la table