A l’abordage de Capitaine Vaudou

Si vous avez aimé le coté épique de la saga pirates des caraïbes, Capitaine Vaudou est ce qui se rapproche le plus de l’univers pirates où se mélangent hauts faits, légendes et mythes.

Oh Capitaine, mon Capitaine !

Au fil des années, nous avons eu notre lot de jeu de rôle ayant pour thème l’univers des pirates ; qu’ils soient totalement fidèles à l’histoire de la flibusterie ou complètement fantastiques. Mais il faut savoir que la quasi-totalité de ces jeux, ont un grand frère. Et son nom c’est « Capitaine Vaudou ».

De 1989 à 1990 est né, de la plume de Pierre Rosenthal et de Jean-Pierre Pécau, un jeu original sur fond de background de l’âge d’or de la piraterie, mais à la sauce hautement vaudouesque. Ce fabuleux univers vous propose de vous plonger dans un mix de Pirates des Caraïbes et de Secret of the Monkeys Island. À l’époque, le jeu est motorisé par le système Simulacre, déjà adapté à Cyber Age. 

C’est une véritable révolution dans le petit monde du JDR, gravitant autour du magazine Casus belli, seul média relatant les événements et sorties liés à notre loisir préféré.

Mais je vois que je perds les plus jeunes, qui vont me traiter de boomer, alors je vais aller droit au but. Je vais commencer par vous parler de cette nouvelle édition du jeu, une sorte de renouveau. 30 ans après, Capitaine Vaudou renaît de ses cendres et ce n’est pas pour déplaire.

 Dès la réception du PDF à la rédaction, je me suis jeté dessus et j’avoue l’avoir dévoré de A à Z.

Né d’un partenariat entre les éditions Black Books et Monolith, ce pari fou a de suite plu aux fans de la première heure. La campagne de financement a littéralement explosé !

Le jeu est de nouveau rédigé par les deux complices, que sont Pierre Rosenthal et Jean-Pierre Pécau ; accompagnés, cette fois, par l’équipe de Black Book et d’une flopée d’illustrateurs talentueux.

Capitaine Vaudou c’est un peu un rêve de gosse. On a tous vu à l’époque le film « Les Goonies», avec son fameux Willy le Borgne, et nous nous sommes tous imaginés en boucaniers, remontant la route maritime des Indes, en quête d’une bonne prise ; ou encore cherchant sur de vieilles cartes un X représentant l’emplacement plus ou moins exact d’un trésor.

Et bien, Capitaine Vaudou c’est un peu tout ça, mais en mieux. En plus de nous offrir un univers plein de magie et d’arts, tout droit sortis du folklore créole des îles des caraïbes, il nous propose aussi un Lore sérieux, sur la vie des marins en général, l’histoire de la piraterie et une géographie précise des Caraïbes et des eaux indiennes de l’époque de l’âge d’or de la flibusterie.

Et le moteur dans tout ça, me direz-vous ? Il s’agit, de nouveau, de l’antique Simulacre, mais dans sa huitième version. Il garde les grandes lignes, mais a subi un lifting qui lui donne un bon coup de peps et de jeunesse. Il n’a rien à envier aux systèmes de jeu récents, que l’on peut voir dans d’autres JDR, car il a su rester intuitif, rapide et léger.

Il n’y a pas de longue et interminable création de personnages. Comme je le répète souvent, c’est la tendance actuelle. Les nouveaux joueurs n’ont plus la patience des anciens et ne sont pas fans des créations à rallonge ; sur ce point Simulacre est tout à fait raccord et colle au mieux à l’esprit Rolistique du moment.

Vos personnages auront trois classes d’attributs importants : Les Composantes, les Moyens et les Cibles, et un tableau explicatif que vous pouvez voir ci-dessous. Il vous aidera à choisir la composante et le moyen qu’il faudra additionner pour réaliser un test ; vous ajouterez à ce nombre, le score de la cible imposée par votre Meneur/se de Jeu, et vous devrez réussir à faire moins que ce dernier avec 2 D6 (sans compter sur plusieurs modifications liées à l’environnement et aux divers points d’énergie et d’héroïsme, mais l’essentiel est là).

La navigation aura son mot à dire, avec un bon rappel des conditions de vie sur un trois-mâts. Vous vous rendrez compte de la manière dont vivaient les flibustiers de l’époque, avec toute une partie consacrée aux combats maritimes. 

Comme expliqué plus haut, la géographie n’est pas du tout en reste, puisque c’est tout le Nouveau Monde et les Indes occidentales qui vous seront narrés dans les pages du livre de base.

Le Baron Samedi et toute sa clique !

Ce qui m’a vraiment bluffé, c’est la partie consacrée à la magie vaudou. Elle est véritablement complète et très détaillée ; pas loin de 30 pages vous expliqueront tous les secrets, et vous feront comprendre que les Arts magiques des Caraïbes ont une place plus qu’importante dans ce JDR.

Si vous avez l’habitude de voir un capitaine, un bosco et des servants de canons sur les ponts d’un navire, il vous faudra composer avec le sorcier d’équipage, rôle de premier plan.

Une série d’aventures prêtes à jouer

Ce livre est complet et nous réserve d’autres surprises. En effet, plus de 50 pages de scénarios ont trouvé leur place dans ce livre de base. Ce qui nous promet des heures de jeu sans rien dépenser de plus ; mais c’est aussi deux équipages entiers qui vous seront proposés, histoire d’avoir une bande de pirates hauts en couleur et bien stéréotypés.

Une pléthore d’illustrateurs vient agrémenter ce recueil de leurs travaux, ce qui le rend encore plus agréable à feuilleter. On plonge directement dans l’ambiance ; dès la couverture d’Ugo Pinson, et jusqu’à la dernière page. On peut dire que Black Book et Monolith n’ont pas été avares à ce sujet ; les deux écrivains, ainsi que les deux éditeurs, accompagnés de tous les pledgers du financement participatif, ont réussi à nous offrir un jeu de rôle fabuleux qui en fera rêver plus d’un.

Simulacre un moteur gratuit, et cela depuis longtemps

Pierre Rosenthal nous offre, depuis longtemps maintenant, la possibilité d’utiliser son système de jeu de façon gratuite. Il a permis à des centaines de MJ de faire fonctionner leurs propres univers.

Via un groupe Facebook particulièrement actif : https://www.facebook.com/groups/CapitaineVaudou

Pierre Rosenthal est aussi l’homme qui invente et dépose le terme RÔLISTE (rien que cela). Mais c’est une autre histoire, que je me ferai le plaisir de vous narrer dans un futur article !

Alors, chaussez vos bottes de pirates, enfilez votre tricorne, armez-vous de votre sabre et de votre pistolet à poudre et n’hésitez pas à crier À L’ABORDAGE !

Et gare aux grigris, et autres mauvais sorts, tout en espérant que le Kraken vous ait à la bonne !

LEVEZ L’ANCRE MOUSSAILLON !

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