Wanderhome, le premier coin : La Cordillère de La Lande

« Oh ! Regarde Pyrite ! Il y a une statue comme toi ! C’est peut-être ta sœur ! » s’écria Corentin le Capucin, tout excité de découvrir un nouveau lieu insolite. – Découvrez la suite de la table de jeu sur Wanderhome.

 

 

Récapitulatif des joueureuses et de leur personnage :

Éden (moi) : Corentin le Capucin, Galopin (il)

Le Canard Vert : Zed le Ratel, Vagabond (il)

Nephtalie : Caillou la Tortue, Berger (il)

Saega : Pyrite la Renarde, Danseuse (elle)

 

Des statues, de l’hydromel et des bonbons de pollens

 

« Oh ! Regarde Pyrite ! Il y a une statue comme toi ! C’est peut-être ta sœur ! » s’écria Corentin le Capucin, tout excité de découvrir un nouveau lieu insolite.

 

Alors qu’ils ont traversé plusieurs paysages, ils arrivèrent enfin à destination : la Cordillère de la Lande. Ce lieu avait été choisi pour ses légendes : une étoile aurait transformé les habitants de la Cordillère en statue, créant ensuite ce trou béant qui fait la richesse du lieu.

 

C’est par cette immense vallée de statues que les aventuriers arrivèrent. Corentin avait déjà fait des comparaisons avec ses amis, dont Pyrite. Il avait vu une simple renarde qu’il compara directement à elle. Amusée, Pyrite courut avec lui jusqu’à cette statue pour la saluer. À côté de ses deux êtres insouciants, Zed était plus inquiet : ses légendes ne le rassurait guère, sentant une menace imminente. Caillou essayait au mieux de le rassurer, l’invitant à rejoindre les autres en s’amusant. Étonnamment, c’est ce qu’il fit. Avec l’un des bourdons de Caillou, il s’amusait à dévaler la colline en faisant du catch, sous l’œil clément et amusé du grand-père du groupe.

Des étrangers s’amusant autour de la colline au statut, cela attire l’œil des habitants, dont une Chamoiselle qui s’occupait de la sécurité des lieux. Elle se présenta sous le nom de Flore, et offrit aux voyageurs les bienvenues et ses explications concernant les lieux.

Une statue était de dos, contrairement à toutes les autres. Flore raconta que celle-ci est un habitant qui – une fois qu’il vit la comète – compris le tragique destin qui allait leur arriver. Il se retourna donc pour ne pas voir l’étoile, pour survivre. Malheureusement, cela n’a pas suffi.

Nos vagabonds étaient émerveillés devant de telles légendes pour chacune des statues. Pyrite, dans cet élan d’émerveillement, décida de danser pour les statues. Sous le charme du spectacle, Zed décida de faire une offrande de quelques pièces d’or.

 

La journée passait, le soleil se coucha sur la Cordillère de la Lande. Caillou, Zed, Pyrite et Corentin allèrent donc dans l’auberge et taverne du coin, afin d’y trouver refuge pour la nuit et profiter de l’ambiance du village. Une fois à table, on leur servit la spécialité du coin : de l’hydromel aux fleurs de sureau. Bien entendu, pour le petit enfant qu’est Corentin, on lui servit de l’hydromel dont l’alcool est affaibli. L’affût de monde permit à Caillou de faire son petit commerce de bonbons aux pollens, et Zed l’aidait volontiers dans sa démarche. Pyrite et Corentin – quant à eux – s’amusaient à discuter, à jouer et à danser.

Ayant bu trop d’hydromel, Zed décida de prendre l’air quelques instants, seul. C’est à ce moment-là qu’il vit une lueur blanchâtre s’approchait de lui : un bourdon albinos tout blanc. Il lui dit d’une voix douce et chaleureuse « Le danger n’est pas présent la nuit, mais le jour. L’ombre n’est pas ton ennemie. Il est au fond du ravin. ». Abasourdi, Zed rejoint ses ami.e.s. Il était encore sous le choc, mais mit cette hallucination sur le dos de l’alcool.

 

Minuit sonna, les travailleuses partirent pour se reposer, les fêtardes restèrent encore quelques instants pour boire et faire la fête. Les étrangers – notamment Zed – offraient les dernières cruches d’hydromel aux tables voisines. Ils discutèrent avec les souris travaillant le fil qui fit le succès de la Cordillère de la Lande.

Puis la fatigue s’installa. Pyrite somnolait, Caillou répétait qu’il serait peut-être temps d’aller se reposer.

 

Alors que tout le monde dormait, Corentin restait éveillé. L’excitation de la journée l’empêchait de fermer l’œil. Il regardait les étoiles à travers la fenêtre. C’est là qu’il vit une lueur orange étrange à travers le ravin. Il était très tard, et le petit capucin prit peur. Il se dépêcha de se mettre sous ses draps, fermant les yeux bien fort pour dormir.

 

Dame Étoile Jolie

 

Le lendemain, les vagabonds mirent la main à la pâte ! Leurs petites mains cueillirent le pollen dans le poil des bourdons de Caillou. Corentin en profitait avec Pyrite – de temps en temps – pour manger un bonbon de pollen qu’ils aimaient tant.

C’est aussi lors de leur labeur que le petit capucin avoua à Zed ce qu’il avait vu hier. Ce dernier en eu un mauvais frisson, lui avouant son hallucination. Corentin eut peur, et les deux se promirent de ne rien dire pour ne pas inquiéter les autres. Mais ils voulaient enquêter.

La récolte de pollen finie, Corentin rassembla les bourdons dans un enclos tandis que Caillou partit vendre ses délicieux bonbons. Mais une fois revenu, le vieux berger se tendit compte d’une chose : il manquait Tiny, le bourdon turbulent. En levant la tête, ils virent de l’agitation sur la zone de décollage des pigeons : ce sacré bourdon gênait les volatiles pour leur départ. Les aventuriers se précipitèrent vers cette zone en hauteur, Caillou siffla d’un coup sur son pipeau et Tiny – tout déboussolé – arriva à retrouver la trace de son maître. Le berger s’excusait pour cet incident, leur promettant que cela n’arrivera plus jamais tout en attachant le vilain bourdon à une mini laisse. 

Débordant d’énergie, Corentin ne put s’empêcher d’accourir vers les travailleurs pour leur poser des centaines de questions, mais surtout cette question : “On peut descendre dans le ravin avec vous ?”. Zed n’avait pas eu le temps de l’en empêcher, et les pigeons acceptèrent. Ils furent embarqués dans de grands hamacs, deux parts deux. Corentin voulait être avec Pyrite, la seule enthousiaste de ce nouveau voyage. Caillou et Zed se retrouvèrent ensemble, craignant la descente. Celle-ci fut sensationnelle. Le cœur qui palpite sous la descente à grande vitesse, comme une chute libre dans un coussin. L’enfant et la jeune femme levaient les bras en riant, tandit que les deux papis se crispaient pour se retenir de crier. 

Arrivés en bas, ils eurent plusieurs instructions : faire attention aux chutes de pierres et ne pas s’aventurer trop loin. Bien entendu, tout le monde promirent… les doigts croisés derrière le dos. Surtout Zed et Corentin qui avaient prévu de découvrir l’origine de cette lueur orangeâtre. Le ratel avait même réussi à chiper une petite lampe à huile pour les guider vers les fins fond du ravin. 

Alors que chacun enfilait un casque de protection, ils la virent : cette lueur orange à la fois douce et inquiétante. Approchant pas à pas, d’un coup un bruit sourd et une brume épaisse. Zed avait échappé à la catastrophe, un gros rocher étant tombé non loin de ses pattes. Tout le monde s’inquiétait, commençait à être nerveux et nerveuse. C’est là où ils aperçurent la lueur au centre d’un mur. Elle parlait : “Pitié, partez, je vais vous faire souffrir sinon”. Tous furent pris d’empathie. Corentin fut le premier, courant imprudemment vers elle pour la consoler. C’est ainsi que cette Dame Étoile apparut sous une forme humaine, avec de long cheveux orangé brillant, la peau étincelante. 

Dame Étoile s’en voulait : elle avait mené le chaos sur cette pauvre terre qui n’avait rien demandé. À cause d’elle, des habitantes avaient disparu, la pauvreté était apparue. Elle fut rapidement contredite : grâce à elle, des légendes faisaient la fierté des terres, la magie qu’elle émanait offrait de la richesse en ces lieux, tous les villageoises de la Cordillère de la Lande étaient heureuses. Ils l’invitèrent à les suivre : ce soir, le Bal à la Lune allait prouver à cette Dame Étoile Jolie – comme l’avait appelé Corentin – que le monde se portait bien avec elle. 

 

Pyrite, Corentin, Caillou et Zed remontèrent à la surface, Dame Étoile caché dans la veste beaucoup trop grande du capucin. Zed s’occupait de trouver des robes blanches pour l’occasion.

Un grand feu bleuté jaissait dans la grande cour, tous le monde vêtu de blanc. Dame Étoile cachait ses cheveux brillants sous une capuche, observant les habitantes danser, chanter, rire. Pyrite ne put s’empêcher de danser, entraînant tout le monde dans sa danse délicate. Même Zed se laissait prendre par le rythme, ayant promis à l’aventurière une danse. Corentin osa proposait à Dame Étoile une courte danse, tout timide : il était tombé amoureux pour la première fois de sa vie. 

 

C’est sous cette ambiance dansante que les aventuriers passèrent leur dernier jour à la Cordillère de la Lande, ayant permis à Dame Étoile de s’accepter et de vivre plus apaisée auprès des villageoises.

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