#DarkSoulsJDR Episode 1 – De quel système s’inspirer ?

Guillaume "Ginsey" D./ avril 19, 2019/ Dark Souls, Jeu de Rôle/ 0 comments

Carcasses et Morteflammes de tous horizons : bonjour !

Souvenez-vous, il y a deux mois (donc une éternité ou presque sur Internet), je proposais le prologue de cette chronique sur la création d’un JDR Dark Souls. J’avais promis d’être aussi régulier que possible mais ces derniers mois m’ont prouvé qu’il vaut mieux ne jamais promettre telle chose !

Quoiqu’il en soit : bienvenue pour le premier vrai article de notre chronique ! Au menu d’aujourd’hui, les différent systèmes de jeu qui m’ont inspiré, pourquoi et surtout pourquoi pas, en plus d’un petit cours d’histoire.


Comme vous le savez sans doute, il existe une pléthore de systèmes. De l’éternel Donjons et Dragons (D20 System) au Basic Role-Playing System (BRP) de l’Appel de Cthulhu[1] et en passant par G.U.R.P.S. (et j’en passe probablement d’autres d’ailleurs), il est très facile de trouver un système qui nous plait, tant il y en a… Facile, vraiment ? C’est avec ce raisonnement que j’ai commencé l’aventure de l’adaptation.

En effet, avant de me plonger à corps perdu dans la création d’un système de jeu, je devais avoir le cœur net qu’une campagne JDR inspirée (ou carrément repompée) de Dark Souls pouvait fonctionner, si l’univers pouvait aller de pair avec l’un ou l’autre système en vogue. J’ai donc essayé d’adapter avec le D20 System dans un premier temps et dans un second, avec le BRP ; c’est exactement de cela dont je vais vous parler aujourd’hui.

Le d20 System :

Le d20 System (d20S) est un système dérivé du système de la 3ème édition de Dungeons & Dragons, publié en 2000 par Widzards of the Coast. Il tient son nom du fameux dé à 20 faces, logo de la plupart des imageries tournant autour du JDR.

Le système reprend plusieurs éléments de DnD1 et 2 mais diffère de ces derniers dans la résolution des actions : là où les anciens systèmes prévoyaient plusieurs systèmes de résolutions selon le type d’action, le d20 a repris le système utilisé lors des combats, résumé par cette belle formule :

Réussite si:1d20 + [bonus de caractéristique] (+[bonus de compétence]) ≥ [Degré de Difficulté (DD)]

Autrement dit, chaque test est réussi si la valeur du jet, additionnée aux bonus éventuels issus des caractéristiques et des compétences (les modifiers) est supérieure à une valeur décidée par le MJ, le degré de difficulté. Cela simplifie grandement les choses et permet dès lors d’exporter le système de jeu et d’adapter des univers et scénarios sans d’énormes modifications. Le système devient donc plus générique.

Le deuxième pilier du d20 est son système de classement : d’un côté la race et de l’autre les classes de personnages, ou professions si vous préférez. Ces deux aspects permettent aux joueurs de créer des personnages plus ou moins spécialisés dans l’une ou l’autre compétence. Par exemple un Mage fera usage de magie alors qu’un Barbare aura plutôt grand besoin de sa Force pour progresser.

Vu sa popularité, cela ne m’étonnerait pas que vous connaissiez en long et en large ce système de jeu, d’autant plus que d’autres systèmes dérivés sont nés de ces bases : Pathfinder, Dungeon World, les Chroniques Oubliées et j’en passe.

En termes de matériel, en plus du légendaire d20, le joueur doit disposer d’un set complet de dés (à savoir : d4, d6, d8, d10, d12, d20). Leur usage dépendra essentiellement de circonstances particulières et dépendra également des désirs du MJ, certains tenant à utiliser au moins une fois chaque dé lors d’une partie tandis que d’autres se cantonnent à ne faire usage que du d20.

Le Basic Role-Playing (BRP) :

Du côté de la concurrence l’on trouve le Basic Role-Playing System, ou BRP pour les intimes. C’est le système utilisé par l’éditeur Chaosium pour ses publications. C’est un système issu de RuneQuest, il en reprend les fondamentaux tout en les simplifiant. Il est à noter qu’une version destinée aux rôlistes débutants, nommée BaSIC, fut élaborée par la revue Casus Belli et publiée en 1997.

Depuis plusieurs révisions ont également fait leur apparition, notamment en 2010 avec une édition reprenant les règles d’origines ainsi que d’options tirées des jeux de Chaosium permettant d’ajouter des « couches de complexité » en fonction des envies des MJ ainsi que des règles spécifiques autour d’équipements de technologies différentes.

Comparé au d20, le système de résolution des actions est basé sur des jets de pourcentage, se faisant à l’aide de deux dés à 10 faces (2d10 dans le jargon), l’un représentant les dizaines et l’autres les unités. Il est d’ailleurs courant qu’un set de dés dispose d’un d10 avec les dizaines et d’un second avec les unités. Côté mathématique, cela donne ceci :

Réussite si:1d100 ≥ [Degré de Difficulté (DD)]

Donc, pour qu’un jet soit réussi, le joueur doit obtenir un score inférieur ou égal au degré de difficulté, bien souvent il s’agira du niveau de la compétence employée : pour défoncer une porte, un joueur avec 60 en Force devra fait moins de 60 pour réussir. De cette façon plus un personnage est compétent, plus il multiplie ses chances de réussite.

Le principal avantage du BRP est qu’il soit très à portée des néophytes : la notion de pourcentage/chances de réussite étant connue et utilisée dans la vie de tous les jours, cela permet aux débutants d’être introduits au JDR sans passer par des systèmes plus complexes, avant d’éventuellement passer sur ceux-ci ultérieurement (après tout s’ils sont masochistes, ce n’est pas notre faute !).

Enfin, côté personnages, pas ou peu de classes à proprement parler dans le BRP : à la place un ensemble de compétences pour lesquelles le personnage est compétent ou non, en général on achètera le degré de maîtrise des compétences. Dans certaines versions, les occupations, métiers et des classes permettent d’avoir déjà une base.

Mais lequel choisir ??

Ce bloc contextuel maintenant fini, passons les systèmes à la loupe et décidons du meilleur pour une adaptation de Dark Souls !

Vous vous êtes peut-être doutés, si le choix avait été si facile je n’aurais peut-être pas écrit d’article traitant de plusieurs systèmes, j’aurais probablement présenté le système duquel je me serais inspiré. Que nenni ! En effet, après moult tests et remaniements et pour garder mon objectif de proposer un JDR tout de même accessible aux néophytes tout en conservant les poncifs du jeu vidéo, il m’est apparu qu’un mixe de ces deux systèmes était fort bienvenu.

Ainsi, aux dernières nouvelles en tout cas, j’ai décidé de choisir comme core les règles du BRP en y greffant des parties du d20. La résolution des actions ainsi que le score des caractéristiques et compétences seront hérités de BRP tandis que le système de classes assez cadenassées de d20 viendra compléter l’ensemble : les classes du jeu seront donc reprises, chacune offrant certaines possibilités mais enfermant dans un sens le joueur d’un archétype assez précis.

Là nous nous heurtons à un sacrilège, une immonde trahison : n’aurait-il pas mieux valu offrir la latitude complète aux joueurs, leur laisser le loisir de créer un Barbare basé sur la Force pure et les laisser la possibilité d’augmenter leur magie pour ensuite devenir des BarbaroMages ? Je vous laisse le temps de considérer cette éventualité avant de répondre, ce qui fera office de conclusion.

C’est tout bon ? Concluons.

En conclusion ?

Difficile d’arrêter son choix sur un système de jeu, déjà parce qu’il en existe tellement et ensuite parce que personne ne s’est mis d’accord sur le meilleur, si de meilleur il en existe toutefois.

Le fait est qu’il m’a semblé plus intéressant de choisir le BRP pour sa transparence et sa simplicité et d’y greffer des pics de complexité issus de Dungeons & Dragons et son d20 System. Peut-être que vous, derrière vos écrans, avez un autre avis et peut-être même des suggestions ? Si tel est le cas, les commentaires sont là !

En attendant, je vous dit à bientôt et d’ici là : PRAISE THE SUN ! \[T]/


[1] Sans parler de RuneQuest, Stormbringer et d’autres…

Share this Post